Expositions archivées

Au fil du temps, le musée de la Résistance et de la Déportation a proposé de nombreuses expositions, empruntées à d'autres structures culturelles ou produites en interne par ses équipes.

Reflet de l’activité scientifique du musée, ces expositions soulèvent un sujet en résonnance particulière avec la thématique de la Seconde Guerre mondiale et témoignent de l’important travail de recherche mené au sein du musée. La plupart a donné lieu à un catalogue d’exposition richement documenté et illustré.

Visiteurs dans l'exposition Si je t'oublie (jpg - 156 Ko)

Si je t'oublie...

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Monsieur Rabine le jour du vernissage de l'exposition - Buchenwald, fronton - Dachau, four -Natzweiler, table de dissection

1er mai - 12 juillet 2015

Présentée dans le cadre des commémorations du 70e anniversaire de la Libération des camps, cette exposition a permis de découvrir les photographies de Luc Mary-Rabine, prises entre 1997 et 2003 dans les camps européens de la Seconde Guerre mondiale.

Les photographies présentées sont un regard contemporain sur ces lieux de la déportation et de l'extermination, devenus aujourd'hui autant des lieux de mémoire que d'oubli.


L'engagement résistant dans l'Ain

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19 juin 2012 - 1er octobre 2014

Dans l’imaginaire collectif, la Résistance est souvent identifiée au maquis. Si incontestablement le maquis regroupe le plus grand nombre de résistants, résumer la Résistance aux actions armées des maquis est réducteur. Cette exposition dressait le portrait des pionniers de la Résistance dans l'Ain qui, ici comme ailleurs, sont à l'origine d’organisations dont les actions vont s’orienter de plus en plus vers la lutte armée, avec en ligne de mire la libération. 

Présentés dans une scénographie vivante et interactive, témoignages, archives et documents inédits invitaient le public à sonder les âmes de ceux qui se sont engagés dans un combat pour la liberté, parfois au prix de leur vie.

Cette exposition a fait l'objet d'une publication qui propose une relecture de la Résistance dans l’Ain à travers le parcours d’hommes et de femmes. 


L'engagement résistant, panoramique (jpg - 97 Ko)

L'engagement résistant, panoramique


Schwarz auf weiß

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Noir sur blanc, les 1res photos du camp de concentration de Buchenwald libéré

1er mai - 25 septembre 2011

L’exposition, présentée alors pour la première fois en France, rassemblait plus de 100 photographies du camp de Buchenwald prises par différents photographes lors de sa libération.
La plupart de ces clichés, largement diffusés dans le monde entier, ont constitué la base de l’information sur les camps de concentration. Ainsi portés à la connaissance du public, ils ont généré des confusions et des erreurs d’interprétation.

L’exposition restituait à chaque photographie son histoire et son contexte afin d'offrir une vision plus historique de la libération du camp de Buchenwald.


Exposition réalisée et prêtée par le Mémorial de Buchenwald.


Un camp pour les Tsiganes

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Saliers, Bouches-du-Rhône : 1942-1944

8 mai - 26 septembre 2010

Cette exposition, produite par les Archives départementales des Bouches du-Rhône, proposait de mettre en lumière une page sombre du gouvernement de Vichy : l’internement de populations jugées indésirables, les Tsiganes.

Les Tsiganes furent internés notamment au camp de Saliers, près d’Arles, pendant la Seconde Guerre mondiale, camp dissout en octobre 1944. Aujourd’hui, rien ne subsiste ; seules les archives et la mémoire des internés en gardent une trace bien vivace.


GRANDES résistantes contemporaines

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1er octobre 2008 - 30 septembre 2009

Exposition prêtée par le Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon (CHRD)

Les combats contemporains des grandes résistantes françaises de la Seconde Guerre mondiale, telles Lucie Aubrac ou Germaine Tillion, ont conduit le CHRD à s’interroger sur les prolongements de leurs engagements et a consacrer une partie de sa programmation à l’histoire immédiate. Ainsi, dès 2000, il a porté son intérêt sur le travail que Pierre-Yves Ginet réalise au sujet des résistances de femmes dans le monde actuel. Ses premiers reportages sur le combat des nonnes tibétaines en 1998 ont poussé le photojournaliste à élargir son champ d’investigation au monde entier : entre 2003 et 2006, il s’est rendu dans dix-sept pays pour photographier des femmes qui, à leur niveau, contribuent à écrire l’Histoire de notre temps.

S’ouvrant sur des portraits de « grandes » Résistantes de la Seconde Guerre mondiale, cette exposition témoigne des combats de femmes pour la survie, la dignité, la démocratie ou la justice. De la mobilisation des « Mères de la place de Mai », à Buenos Aires, à la marche des « Ni Putes Ni Soumises », en passant par la détermination des femmes kurdes de Turquie pour la défense de leur identité, plus de cent-vingt photographies retranscrivent en images la vie et l’engagement de ces résistantes. Quelle que soit la forme de leurs actions, leurs initiatives convergent toutes vers une seule finalité : un avenir meilleur pour les générations futures.

À travers le prisme du rôle des femmes, l’exposition aborde des questions-clés telles que le respect des minorités ethniques, les luttes contre les lois injustes ou les gouvernements totalitaires, les combats pour gagner une citoyenneté pleine et entière, la survie face aux grandes épidémies et aux conflits, ou encore la reconstruction souvent difficile des après-guerres. Alors qu’en ce début de 21e siècle le principe d’égalité hommes-femmes ne concerne qu’une infime partie de la population mondiale, ces portraits de femmes, anonymes ou emblématiques, nous rappellent que nombre d’entre elles, seules ou aux côtés des hommes, œuvrent pour la reconnaissance et le respect des droits fondamentaux de tous.


PROPAGANDE contre propagande

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15 juin 2006 - 30 avril 2008

Depuis la montée du nazisme, et durant toute la Seconde Guerre mondiale, le contrôle de l’opinion se révèle un enjeu stratégique majeur, notamment en France. Outre les militaires, les populations prennent une part croissante dans le conflit, d’abord comme victimes, puis, progressivement, comme acteurs engagés d’un côté ou de l’autre.


Au travers cette exposition, le musée proposait d’observer la mise en forme des argumentaires des deux parties belligérantes en France de 1939 à 1945 et l’évolution des thématiques de propagande durant le conflit, de l'outil de ralliement à celui de guerre psychologique.