Les rivières sauvages

Seulement 7 % des masses d’eau peuvent être considérées comme en « très bon état écologique » sur la seule base des critères retenus par les Agences de l’eau. C’est très peu. Un label spécifique "rivière sauvage" a été créé récemment pour reconnaitre et valoriser les cours d'eau les plus préservés. Le premier d'entre eux, la Valserine, est dans l'Ain.

 (jpg - 454 Ko)
 (jpg - 992 Ko)

« Seulement 7 % des masses d’eau peuvent être considérées comme en « très bon état écologique » sur la seule base des critères retenus par les Agences de l’eau. C’est très peu. D’autant plus que les outils actuels de gestion des cours d’eau sont principalement axés vers des actions de restauration, donc vers les cours d’eau altérés. D’autre part la réglementation existante souvent mal perçue et mal connue, ne protège pas durablement, les dernières rivières naturelles qui présentent un très bon fonctionnement écologique.
 
En réponse, le fonds de dotation pour la conservation des Rivières Sauvages et l’association European Rivers Network (ERN) ont initié une démarche innovante, un label Français et européen « site rivières sauvages » pour construire une reconnaissance publique et citoyenne de nos joyaux d’eau courante. Son objectif est de favoriser la protection de ces cours d’eau en surlignant leur valeur propre, les richesses et les services qu’ils apportent localement aux populations.
 
Avec un haut niveau de qualité écologique de ses cours d’eau dont la première rivière labellisée « Site Rivières Sauvages » en Europe, le Département de l’Ain porte une grande responsabilité et démontre une fois de plus la richesse de son patrimoine naturel et son implication dans l’innovation. Il est engagé et signataire du premier « contrat de rivière sauvage » de France élaboré avec les gestionnaires publics et privés du bassin versant de la Valserine.
 
Après un diagnostic précis des cours d’eau du Département de l’Ain, La Valserine, la Dorches et la Vézéronce bénéficient d’ores et déjà du label « Site Rivières Sauvages ». Deux autres cours d’eau, la Pernaz et l’Arvière, seraient en mesure de le décrocher dans les années futures à condition de réaliser quelques actions de renaturation.