Paysages de l'Ain

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Le Département de l’Ain est riche de spécificités, sources de paysages.

Huit grandes entités géographiques se dessinent sur le Département de l'Ain dont l'identité est forte. Chaque territoire développe une identité sur des milieux naturels et des repères paysagers propre, un patrimoine culturel et architectural, ainsi que des usages agricoles spécifiques…

Paysages pluriels

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Divers paysages identitaires de l'Ain

Le paysage est architectural, culturel, naturel, esthétique, conceptuel, créateur d’ambiance ou de bien-être... il reste l’identité d’un territoire dans toutes ses composantes. Vécu au quotidien, le paysage reste l'affaire de tous et chacun se l’approprie à sa manière.

De la porte des métropoles de Lyon et Genève aux cœurs ruraux...des pierres de Hauteville au pan de bois...des berges du Rhône aux crêtes du Jura...des vastes plaines alluviales du Val de Saône aux torrents de montagnes...des étangs de Dombes au bocage Bressan…

Les paysages de l’Ain sont variés, à l’image des contrastes de ses divers territoires. Cette richesse est à valoriser.

 

Nouvel atlas des paysages en cours...

Identités paysagères sur atlas des paysage de 2009


Mutations paysagères et dynamiques de développement

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Paysages ruraux et paysages émergents

Résultant d’interactions entre facteurs naturels et usages des sols par l'homme, le paysage est une conséquence directe des dynamiques d’aménagement et de développement d'un territoire (notamment activités économiques et évolutions démographiques).

Avec des tendances d’urbanisation de plus en plus globalisées, les paysages de notre «quotidien» se banalisent et se dégradent progressivement : étalement des villes, entrées de villages standardisées, mitage de la campagne…

De sensibilité plutôt rurale, notamment lié à l'exploitation historique des sols, le Département de l'Ain recense de plus en plus de ces paysages, dit «émergents», liés aux problématiques de développement plus urbaines.

Les politiques de développement sont créatrices de paysage.

Ainsi, les politiques locales de développement, celles développées au sein des documents de planification (tels que les SCOT et les PLUI) sont autant d'esquisses du paysage de demain.

 

Nouvel atlas des paysages en cours/Tendances de développement...


Paysage rural et patrimoine

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SDENS 2012

De multiples facteurs naturels ont marqué de manière durable l'identité des paysages de l'Ain. L'eau en est l'élément le plus marquant, en impactant notamment les reliefs et la géomorphologie, les activités agricoles, les usages des cours d'eau...

L’agriculture, en pleine mutation, a joué un rôle majeur dans la construction des paysages identitaires que nous connaissons de l’Ain. En effet, l’agriculture participe à une certaine qualité de vie et à l’image touristique de l’Ain à travers notamment ses Appellations d'Origine Controllée, productions phares, tels que Volailles de Bresse ou Comté.

De tradition rurale, l’Ain est un département où s’esquissent deux tendances, liés à son passé agricole :

- un mitage de l’espace, lié à l’existence de nombreux corps de ferme isolés, vestiges d’un passé agricole prégnant,

- de nombreux espaces préservés, liés à une richesse patrimoniale et culturelle.

 

Nouvel atlas des paysages en cours/Compréhension des tendances de territoires




Les mots à comprendre

Paysage : La convention Européenne du Paysage (adoptée le 20 octobre 2000, à Florence par 29 États-membres) définit le paysage comme « une partie de territoire tel que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l'action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations ». Elle encourage la mise en place ou la mise à jour des atlas de paysages.

Paysage anthropisé : Paysage façonné par l'homme.

Paysages émergents : paysages naturels ou ruraux qui ont évolué à partir de la seconde moitié du XX ème siècle, vers des formes d’urbanisation diffuse à vocation résidentielle. Ils ont perdu, en tant que dominante, les caractéristiques des types de paysages précédents, sans être pour autant assimilables aux types de paysages urbains ou périurbains. Ils sont marqués par des constructions, des aménagements et des comportements liés à l’urbanité, tout en présentant une faible densité globale d’urbanisation.

Schéma de cohérence territorial (SCOT) :
Ce schéma est un outil de planification ayant pour objectif de mettre en cohérence, sur de larges bassins de vie, les différentes politiques sectorielles d’aménagement du territoire : organisation de l’espace, habitat, déplacements, paysages, aménagement commercial, environnement… Il s’impose aux PLU(i) dans un rapport de compatibilité.
Il permet de concilier les enjeux qui s’expriment sur un territoire : développement territorial équilibré, valorisation et préservation des ressources naturelles, paysagères et agricoles, limitation de la consommation foncière, approche de la question des déplacements… Le SCoT est donc un projet – résultant d’une démarche politique – qui prévoit une stratégie globale d’aménagement au niveau supracommunal.

Plan local d'urbanisme communal et intercommunal (PLU ou PLUI):
Le PLU(i) est un document d’urbanisme qui, à l’échelle d’un groupement de communes (EPCI) ou d’une commune, établit un projet global d’urbanisme et d’aménagement et fixe en conséquence les règles générales d’utilisation du sol sur le territoire considéré.
Le PLU(i) doit permettre l’émergence d’un projet de territoire partagé prenant en compte à la fois les politiques nationales et territoriales d’aménagement et les spécificités d’un territoire. Il détermine donc les conditions d’un aménagement du territoire respectueux des principes du développement durable (en particulier par une gestion économe de l’espace) et répondant aux besoins de développement local.