Musée du Revermont

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40 rue Principale, Cuisiat, 01370 Val-Revermont - France
Tél. + 33 (0)4 74 51 32 42

Plan et itinéraire

Les mots à comprendre

Cavet : nom par lequel les habitants du Revermont se font appeler en référence au temps passé à élever le vin dans la cave

Phylloxéra : maladie mortelle de la vigne

à voir aussi dans ce site

La faïence de Meillonnas, histoire et technique

Les expositions permanentes

Vignes et cavets

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Exposition permanente Vignes et cavets

Le musée, installé à Cuisiat, se situe au cœur de l’ancien vignoble du Revermont. Jusqu’au 19e siècle, celui-ci s’étendait en effet au nord du département de l’Ain. La crise du phylloxéra signe l’arrêt de mort du vignoble revermontois entre 1873 et 1891. Le vignoble de Cuisiat est le premier vignoble du Revermont touché par ce fléau. L’activité viticole a laissé des marques dans le paysage actuel, mais aussi dans l’habitat, les fêtes locales, le langage et les objets utilisés ou produits. Presque disparu, une poignée de jeunes viticulteurs replantent aujourd’hui des vignes. Les vignerons de Ceyzériat, Journans, Gravelles et Saint-Martin-du-Mont vendent leur production sous l’appellation vin du Bugey.

C’est de cette histoire qui a fortement marqué l’identité du territoire que l’exposition « Vignes et cavets », réalisée en partenariat avec l’Association des Amis du musée du Revermont et de Treffort-Cuisiat, présente de manière permanente aux visiteurs.

Une collecte d’objets conduite sur le territoire du Revermont a ainsi permis de recueillir de nombreuses collections telles des hottes de vendangeurs, pressoir à vin de paille ou outils du tonnelier, aujourd’hui visibles au musée.


La manufacture de Meillonnas : 1760-1870

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Exposition permanente La manufacture de Meillonnas

Le musée du Revermont est situé à 7 km de Meillonnas, village d’art et berceau de la faïence du même nom. À travers son exposition « La Manufacture de Meillonnas », le musée vous propose de découvrir l’histoire de cette manufacture de faïence créée au château de Meillonnas en 1760 et qui fonctionnera jusqu’en 1870, les étapes de la fabrication, les différentes techniques mises en œuvre pendant près d’un siècle d’histoire de la fabrique ainsi que les différentes terres du Revermont utilisées depuis le moyen-âge.

La faïencerie de Meillonnas forge sa réputation sur la finesse de ses décors : rose, tulipe chamarrée, œillet déchiqueté, anémone accompagnés de marguerites et de myosotis « en cocarde »...

S’appuyant sur les travaux du chercheur en histoire de l’art Jean Rosen et les pièces de collections du musée, l’exposition évoque à la fois le travail des hommes, leur savoir-faire et leurs productions. Les recherches menées à partir des documents d’archives, du patrimoine bâti conservé et du matériel archéologique ont permis à Jean Rosen de définir les caractéristiques des lieux de production et des processus de fabrication mis en œuvre mais aussi de mieux cerner les aspects socio-économiques liés à cette activité. Construit autour de 1350 par Humbert de Corgenon, le château de Meillonnas offre un exemple assez exceptionnel de transformation directe du château en manufacture. L’organisation, à mi-chemin entre l’atelier artisanal et la petite fabrique est celle d’une structure semi-industrielle typique de la fin du 18e siècle.


Être enfant en Revermont

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Poupée ancienne en tissu

Le musée du Revermont, comme le musée du Bugey-Valromey, ont décidé de consacrer une partie de leurs espaces (et/ou de leurs expositions temporaires) à l’histoire sociale de l’enfance accueillie dans l’Ain, phénomène caractéristique des territoires de campagne sous l’Ancien Régime et jusqu’au 19e siècle.

La mise en nourrice des nouveaux nés, d’abord pratiquée par la noblesse d’Ancien Régime, s’étend au 19e siècle à la bourgeoisie des villes. À cette pratique sociale, s’ajoute celle de l’histoire de l’enfance abandonnée. 90 % des enfants abandonnés dans les hospices civils de Lyon, Bourg-en-Bresse ou Mâcon sont placés dans le Revermont et dans le Bugey. Ce sont les villages les plus pauvres qui accueillent les enfants trouvés. Le salaire des nourrices, aussi minime soit-il, est nécessaire au fonctionnement du ménage. De plus, ces enfants deviennent, à partir de huit ans, une main d’œuvre appréciée, capable de rembourser par leur travail, leur nourriture et leur entretien.

De plus, en Revermont, l’histoire des activités viticoles et celle du nourriciat présente des liens intéressants : les familles à enfant unique sont majoritaires là où le vignoble est dominant, inversement, le nourriciat est une ressource importante là où le vignoble est réduit. Par l’histoire significative de l’enfance accueillie en Revermont et parce-qu’ il est situé dans une ancienne mairie-école, le thème de l’enfance marque particulièrement le parcours du musée. La diversité de la collection départementale permet au visiteur de découvrir les objets de la toute petite enfance jusqu’aux années d’écoliers : vêtements à emmailloter, chaise haute, berceaux, tenues de baptême ou jouets du 19e siècle, mais encore panier de cantine, billets d’absence et registres de présence, cahiers d’écoliers, fournitures scolaires du tout début du 20e siècle.

À noter, le très beau fonds de photographies de classes du Revermont du début 20e, consultable dans le parcours du musée. Amusez-vous à y reconnaître votre ancêtre, en culottes courtes, peut-être !