Excellence du savoir faire


Dans l'atelier de la Maison Jeanvoine (janvier 2014). Hormis le four électrique, l'établi et l'outillage ne sont pas différents de ceux employés au 19e siècle par les émailleurs Bonnet et Fornet. La Maison Jeanvoine utilise les poinçons de ces célèbres émailleurs.
La plaque de fond de bijou, support de l'émail décoré, est découpée dans des feuilles d’or ou d'argent à l’aide d’un poinçon à l’extrémité gravée d'un guillochage et d’un marteau. Une plaque de plomb absorbant les chocs porte les empreintes des fonds découpés et guillochés.
L’émailleuse applique l’émail de la couleur choisie sur la plaque à l’aide d’une plume Sergent Major. Auparavant, au revers de la plaque de fond de bijou, elle avait apposé un contre-émail qui, après un premier passage au four, solidifie la plaque de métal.
La plaque émaillée subit un second passage au four à plus de 860°. Chaque étape de fabrication est ponctuée d'un passage au four fixant les différents éléments constitutifs d’un émaux bressan.
Tout comme la plaque de fond de bijou, les paillons sont découpés dans des feuilles d’or à l’aide d’un poinçon à l’extrémité gravée, aussi appelé "découpoir", et d’un marteau, une plaque de plomb absorbant les chocs. Les paillons, selon leur forme et leur taille, sont rangés dans un boîtier.
L’émailleuse appose la rosace centrale à l’aide d’une pince brucelle. Cette étape est suivie d’un passage au four. Ensuite, l’émailleuse crée le décor en paillons d’or selon les principes de symétrie et de concentricité, la rosace centrale sert de point de repère à la composition. Après cette étape, la plaque émaillée passe au four.
L’émailleuse forme à l’aide d’une plume les perles d’émail qui peuvent compléter le décor. Un nouveau passage au four suit.
L'émaux est terminé et prêt à être monté.
L'émailleuse prépare la monture destinée à recevoir la plaque émaillée décorée. Elle travaille avec l’aide d’un chalumeau, d’un bocfil et d’une lime.
Le bijou est terminé. Il est prêt à rejoindre les vitrines du magasin.