Saint-Michel est un personnage biblique très populaire, notamment au 19
e siècle qui symbolise le bien. Pendant la période médiévale occidentale, Saint-Michel est très largement représenté terrassant le dragon, figure de Satan. Massivement appliquées sur des objets émaillés jusqu’au 19
e siècle, les scènes religieuses se retrouvent sur les œuvres des émailleurs burgiens. Pour cette plaque réalisée par la Maison Fornet, deux techniques d’émaillage s’associent : les émaux bressans et l’émail champlevé. Le cadre, réalisé en vermeil et travaillé en filigrane, enchâsse 42 émaux ronds de couleurs alternativement rouge et bleu sur lesquels sont appliqués les paillons d’or et les perles d’émail. Le travail de l’émail champlevé est réalisé par l’atelier Charlot, émailleurs parisiens associés à la Maison Fornet. Cette plaque est régulièrement présentée sur le stand de l’émailleur de Bourg aux expositions universelles.
Fondé au cours du 5
e siècle, rétabli en 1822 par le Pape Pie VII, le Siège épiscopal de Belley se voit attribuer le territoire du Département de l’Ain. Cette croix pectorale, comme le veut la tradition, a été offerte à Monseigneur René Fourrey lors de son intronisation en tant qu’évêque de Belley en 1955. Le travail de la monture en vermeil filigrané, la réalisation du reliquaire central en forme de croix latine décorée de paillons et l’ajout de 14 émaux en navette ont nécessité près de 118 heures de travail à l’équipe de l’atelier Decourcelles. Le reliquaire central contient une petite croix latine.
Objets de dévotion apparus à la fin du 15
e siècle, les bénitiers, alors en céramique ou en métal, sont utilisés pour conserver de l’eau bénite dont le recours est fréquent, particulièrement pour ses vertus guérisseuses ou pour se protéger contre un orage. Le fait de faire un signe de croix avec les doigts humides double le nombre de jours d’indulgences obtenus et contribue à son utilisation massive. Le marché des bénitiers est immense en raison de leur omniprésence près des lits des pratiquants. Au 19
e siècle, les émailleurs burgiens tels Amédée Fornet ou Corsin-Guillot, conscients du potentiel de vente de ce marché, se lancent dans la production de bénitiers qu’ils mettent en valeur dans la vitrine de leur boutique ou sur leur stand lors des expositions universelles. Ils évoquent leur capacité à réaliser ces types d’objets dans leurs encarts publicitaires.