Soieries Bonnet

Soieries Bonnet (jpg - 250 Ko)

72 clos du Musée, 01640 Jujurieux - France
Tél. + 33 (0)4 74 36 86 65

Plan et itinéraire

Les mots à comprendre

Canetière : machine servant à enrouler la trame sur les canettes.

Cantre : dispositif supportant des bobines, des tubes, des roquets, qui comporte des broches et permet le bon déroulement des fils. Cantre d'ourdissage, de canetage, de dévidage, de velours.

Ourdissoir : Appareil servant à pratiquer l'ourdissage. Différents types d'ourdissoirs furent utilisés au fil du temps : manuel ou mécanique, vertical ou horizontal il s'agit toujours d'un tambour sur lequel on prépare la chaîne avant le pliage (disposition sur le rouleau arrière du métier).

Rebrac : dispositif de présentation des échantillons d’étoffe, fixés sur un support cartonné, indiquant leurs caractéristiques commerciales.

à lire sur le sujet

Les Soieries Bonnet, du patrimoine d'entreprise au projet patrimonial, Agnès Bruno et Nathalie Foron-Dauphin, Archéologie industrielle, la soie, n° 44, Cilac, Paris, 2004

Consultable sur rendez-vous au centre de documentation de la Direction des musées
Contact : 04 74 32 10 60

Soieries Bonnet, guide des collections départementales de l'Ain, 2011 - Commander cet ouvrage

Des collections exceptionnelles

Dans le musée ou dans les anciens ateliers, les collections des Soieries Bonnet sont impressionnantes par leur quantité, leur diversité et leur rare cohérence historique.
Constitué d'étoffes et d'archives textiles (9 000 foulards, 200 000 échantillons, 1 500 catalogues de collections...), de mobiliers et d'outils de production, de plans, de photographies... ce fonds exceptionnel retrace deux cents ans d'épopée textile.

Porte-canettes (jpg - 178 Ko)

Textiles et accessoires de mode

Bureau des foulards (jpg - 862 Ko)

Bureau des foulards

Les collections de tissus retracent les principales productions des Soieries Bonnet. Elles comprennent notamment des étoffes au mètre diffusées dans le monde entier et des pièces exceptionnelles présentées et primés aux Expositions universelles, mais aussi près de :

  • 45 000 tissus sur rebracs des années 1960 aux années 2000, portant la marque Bonnet et les marques absorbées par l’entreprise.
  • Le fonds rassemble aussi des centaines de coupes de tissus à différents stades de leur fabrication.
  • Plus de 6 000 foulards : carrés, châles, étoles de marque Castel, Madeleine Vionnet, Paul Poiret, Jacomo...
  • Des vêtements et créations réalisés en tissu Bonnet : robes de mariées et robes de cocktail des filles des dirigeants de la maison, robes et vêtements des ouvrières de l’entreprise des années 1920 aux années 2000.

Catalogues d'échantillons

Catalogue de cravates (jpg - 121 Ko)

Catalogue de cravates

Plus de 1 600 catalogues d’échantillons retracent les créations produites et commercialisées entre 1887 et 2001. Archives textiles par excellence, les catalogues d’échantillons ont continuellement été utilisés par l’entreprise qui a enrichi le fonds lors de l’acquisition d’autres maisons textiles.

Ils représentent quelques 250 000 coupons collés, agrafés sur des pages en papier, en carton, composant un immense ensemble cohérent significatif de l’évolution des productions de la maison.


Documents de création et de conception textile

Esquisses, Soieries Bonnet (jpg - 315 Ko)

Esquisses, Soieries Bonnet

La collection textile est mise en correspondance avec l’important fonds de documents entrant dans le processus de réalisation d’un tissu à motifs :

  • 31 000 esquisses textiles vous invitent à suivre l’évolution des styles et de la mode sur plus de 100 ans. Révélatrices du foisonnement créatif de la soierie lyonnaise, elles vous font parcourir la création des Soieries Bonnet de 1889 à 2001. 325 ateliers de dessinateurs textiles, lyonnais en grande majorité ont été recensés grâce aux tampons portés sur les esquisses.
  • 50 000 mises en carte de 1890 à 2001  : elles représentent l’une des étapes techniques indispensables à la réalisation des tissus façonnés, avec pour particularité de présenter un motif réalisé en cours de tissage.
  • 1 200 empreintes d’impression de 1960 à 2001 : elles constituent la dernière étape technique d’un tissu imprimé avant production. Elles comprennent une quarantaine de noms de graveurs et d’imprimeurs travaillant pour la maison Bonnet.

L'outil de production

Métreuse-plieuse de marque J. Nanterme, 1940 (jpg - 236 Ko)

Métreuse-plieuse de marque J. Nanterme, 1940

Réparti dans l'atelier, l'outil de production comprend un ourdissoir, des banques à dévider, deux assembleuses datent des années 1890 à 1930 et des bobinoirs, des canetières, une côneuse et une assembleuse des années 1960 et 1980. Les 2 piquages Verdol, initialement installés dans l’usine de la Croix-Rousse en 1890 et 1896, ont été déplacés à Jujurieux à la fin des années 1930.

L’atelier de tissage comprend 74 métiers à tisser de diverses périodes, 18 métiers de marque Diederichs, pour la production de tissus unis et façonnés, construits et acquis entre 1949 et 1951. 47 métiers dits « double pièce » de marque Béridot datant des années 1930, témoignent également de l’introduction du tissage de velours dans l’usine autour des années 1970. 8 autres métiers, fabriqués par Bruyère et Banzet et la Société Fuma, ont été achetés d’occasion en 1984. Le dernier, mis en service en 1998 pour le tissage d’unis, est un prototype. C'est le seul métier moderne subsistant dans l’atelier. Certains métiers, vendus à l’approche de la fermeture, comme les Dornier, ne sont plus représentés dans le fonds.

Près de 10 000 cartons perforés, répartis sur 630 mètres linéaires dans les caves voûtées et sur les passerelles des métiers à tisser, datent des quarante dernières années de l’entreprise.

Subsistent également les matériels connexes : malles, charriots, cantres, planches à cannettes, marchepieds, casiers, établis, mètre à pic... ainsi que les petits mobiliers nécessaires au travail en atelier : chariots, horloge, pointeuse...


Le mobilier professionnel

Bobines pour velours (jpg - 46 Ko)

Bobines pour velours

Le mobilier des bureaux et de l’outillage des ateliers tous corps d’état sont parvenus jusqu’à nous : ceux des mécaniciens, des électriciens, forgerons, tourneurs sur bois...

Les lieux abritent également des pièces produites en série, comme des milliers de bobines, des centaines de pièces détachées, des dizaines d’ensouples et de cantres de métiers à tisser, des milliers de coupons textiles. Elles sont conservées en grand nombre pour préserver l’échelle industrielle des lieux, mais seul un échantillon sera porté à l’inventaire.


Iconographie et images de la soierie

 (jpg - 36 Ko)

Unité séricicole C. J. Bonnet à Recht en Perse, vers 1910

Des milliers de plans et dessins techniques, plusieurs centaines de photographies et de cartes postales, ainsi que des commandes artistiques (tableaux, dessins, sculptures) décrivent l’entreprise, son fondateur, la vie et l’évolution du site de Jujurieux, des succursales de l’entreprise en France ou à l’étranger.


Archives de l'entreprise et objets de la vie de l'usine

Carnet d'ouvrière vers 1930 (jpg - 198 Ko)

Carnet d'ouvrière vers 1930 - à gauche, une pochette en toile de lin destinée à contenir la paye de la quinzaine.

Retrouvées des caves au grenier, patiemment rassemblées, les archives de l’entreprise concentrent la mémoire de l’usine-pensionnat de Jujurieux et de la maison Bonnet en France et à l’étranger.

Archives de la clientèle, de la production, livrets du personnel, actes de fondation des sociétés, conseils d’administration, service juridique... livrent leurs secrets pas à pas.

Les collections conservent également la trace de la vie quotidienne à l’usine-pensionnat : mobilier, vaisselle, objets personnels, de dimension religieuse de la fabrique et des institutions sociales destinées au personnel comme magasins d’alimentation, habillement, crèche, infirmerie... 


Le fonds de l'hôpital auxiliaire de la Grande Guerre

Hôpital auxiliaire de la Croix-Rouge aux Soieries Bonnet (jpg - 69 Ko)

Hôpital auxiliaire de la Croix-Rouge aux Soieries Bonnet

Un fonds exceptionnel de plus de 10 000 objets, documents, témoignages... préservent la mémoire du passage des poilus soignés au sein de l’hôpital auxiliaire de la Croix-Rouge n° 17, installé dans l’infirmerie des Soieries Bonnet pendant la Grande Guerre et en partie financé par la maison Bonnet.

Découvrez l'exposition sur les Soieries Bonnet en temps de guerre