Vallée de la Veyle

Le périmètre de l’ENS de la « Vallée de la Veyle » correspond à la zone inondable de la Veyle et concerne 14 communes sur 2 755 ha. Il reprend le linéaire du cours d’eau et ses zones inondables environnantes (25 km de long environ) de la commune de Saint-Rémy jusqu’à Pont-de-Veyle.

Le site accueille une riche biodiversité liée à l’omniprésence d’eau et à des pratiques agricoles extensives

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Prairie humide de la basse Veyle

Carte d’identité du site

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en bordure de la Veyle

Type de site : Rivière, milieux humides, boisements et forêts, prairies alluviales

 

Entité géographique : Bresse

 

Superficie : 2755,01 ha

 

Communes concernées : Biziat, Buellas, Laiz, Mézériat, Montcet, Perrex, Polliat, Pont-de-Veyle, Saint-Denis-lès-Bourg, Saint-Jean-sur-Veyle, Saint-Julien-sur-Veyle, Saint-Rémy, Vandeins, Vonnas

 

Bassin versant : Veyle, qui prend sa source à Chalamont, et parcours environ 70 km jusqu’à sa confluence avec la Saône, à la hauteur de Macon

 

Statut de protection : Arrêté préfectoral de protection de biotope (APPB « Bocage et prairies humides de la Basse Vallée de la Veyle ») depuis 2012

 

Gestionnaire du site : Syndicat Mixte Veyle Vivante


Principaux enjeux

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Fritillaire pintade

Le périmètre de l’ENS, correspondant à la zone inondable de la Veyle, constitue un ensemble cohérent d’un point de vue hydrologique et écologique, et recueille une importante mosaïque d’habitats et une riche biodiversité.

 

Une biodiversité et des fonctions écologiques à préserver

La biodiversité du site est liée aux prairies alluviales inondables et des zones de résurgence et de marais où l’on retrouve des espèces emblématiques et menacées. Les secteurs marais jouent également un rôle particulier de soutien d’étiage.

 

Des pratiques agricoles extensives à préserver

Le site comprend nombreuses prairies humides, destinées à la pâture ou la fauche, et une trame bocagère relativement dense et bien conservée. Compte-tenu de la situation économique de l’élevage, et plus particulièrement du contexte du secteur laitier, il y a un risque fort d’abandon des pratiques agricoles, d’embroussaillement des parcelles et de mauvais entretien des haies. Un enjeu majeur du site est donc de maintenir les pratiques agricoles garantes de cette biodiversité.

 

Des patrimoines et paysages à valoriser

La valorisation du site auprès du public est une dimension incontournable à développer en partenariat avec les collectivités locales.

 

 

HABITAT : divers habitats de zones humides, principalement prairies de fauche, prairies pâturées, haies, cultures.

FAUNE

  • oiseaux : 13 espèces protégées au niveau national, 6 à enjeu européen : Bihoreau gris, Martin pêcheur d’Europe, Courlis cendré, Râle des Genêts, Milan Royal, Pie-Grièche écorcheur amphibiens, reptiles, insectes…
  • libellules : 3 espèces dont 1 protégée en France : Cordulie à corps fin
  • papillons : 2 espèces protégées en France : La Bacchante, le Cuivré des marais.

FLORE : Grande diversité d’espèces dont 2 espèces protégées en Rhône-Alpes : la Salicaire à feuilles d’hyssope et la Fritillaire pintade


Pour découvrir le site

Ce site ENS est très vaste et comprend de nombreux secteurs privés ou exploités. Un certain nombre de sentiers de randonnées permettent de parcourir différents secteurs du site. Un projet d’itinéraire cyclable est également en cours de réflexion.

Cet itinéraire remonterait le long de la Veyle jusqu’aux portes de Bourg-en-Bresse.



Localisation

Les mots à comprendre

APPB : Les arrêtés préfectoraux de protection de biotope sont pris en application du code de l’environnement (L.411-1 et 2), afin de prévenir la disparition d’espèces protégées. Les arrêtés préfectoraux de protection de biotope ont pour objectif de prévenir, par des mesures réglementaires spécifiques de préservation de leurs biotopes, la disparition d’espèces protégées et couvrent une grande diversité de milieux.

Diagnostic agraire : la méthodologie du diagnostic agraire repose sur la notion de système agraire c'est-à-dire «un mode d’exploitation du milieu, historiquement constitué et durable, adapté aux conditions bio-climatiques d’un espace donné, et répondant aux besoins sociaux du moment » (Mazoyer, 1987). En partant du postulat que « les agriculteurs ont de bonnes raisons de faire ce qu’ils font » (Jouve, 1992), ce type d’étude vise à comprendre quels sont les intérêts et les moyens de chaque type d’exploitation agricole, et leur histoire récente. Ainsi, il devient possible de formuler des hypothèses quant à leurs évolutions respectives. Le diagnostic agraire est un outil pour accompagner au mieux le développement agricole.

Le diagnostic agraire s’inscrit dans une discipline assez nouvelle, l’agriculture comparée (lire L’agriculture comparée, une discipline de synthèse ? Cochet, Devienne, Dufumier, 2007).

 

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